L'(auto)édition vous tente ? Et vous cherchez un service de conseil aux auteurs ? J'ai ce qu'il vous faut...

Vous voudriez vous lancer dans l'édition ? Parfait. C'est un domaine exaltant. Qui vous réservera peut-être vos plus grandes joies. Ou hélas ! vos pires désillusions...

Avant de vous embarquer dans ce monde un peu à part - un monde fait en partie de requins -, il est sage que vous preniez une "assurance tous risques". Pour vous préserver des plus grandes chausse-trapes. Voici du reste quelques quelques situations où des pièges pourraient vous être tendus : négocier un contrat, protéger un texte, détecter un contrat suspect, etc. Des dangers réels, à ne pas sous-estimer, qui vous guetteront sûrement et qui pourraient vous coûter cher. Mais ces guides vous armeront pour affronter ces situations périlleuses. Des stratégies concrètes y sont recensées qui vous aguerriront.

Le site www.loieplate.com - puisque c'est de lui qu'il s'agit - est là pour vous aider, vous épauler. Des conseils, des mises en garde : voilà ce que vous y trouverez sûrement. Les guides que cette maison d'édition publie sont des ouvrages de référence - plus que nécessaires - dans le domaine de l'information sur l'édition. Les auteurs autoédités y trouveront aussi leur compte.

Les promoteurs de cette initiative pour le moins originale sont là pour ça, uniquement pour cela : vous guider utilement à travers ce labyrinthe.

N'hésitez donc pas à faire appel à eux. Vous ne le regretterez pas. Car vous servir, tel est leur but.

Cette "assurance tous risques" dont je parlais plus haut, vous la souscrirez auprès de cette maison d'édition en vous procurant les ouvrages qui conviennent à votre situation.

Un bel exemple de réussite.

Comment améliorer rapidement votre expression écrite

Aussi curieux que cela puisse paraître, ce sujet est traité sommairement dans le fascicule intitulé Pour une retraite heureuse et valorisante à l'intention de ceux et de celles qui veulent se lancer dans l'autoédition.

Lorsque j'étais étudiant dans l'enseignement supérieur et que j'étais à court d'idées : pour tout dire, que je peinais dans l'écriture, je choisissais un livre pour son style alerte et la pauvreté relative de son vocabulaire. Je ne le dévorais pas : je le dégustais. L'histoire était secondaire. Seule motivation : m'imprégner le plus possible du style de l'auteur, c'est-à-dire de ses tournures, de la construction des phrases.

Au bout de quelques semaines de cette lecture lente, attentive, soutenue, j'étais tout autre. Je ne craignais plus la dissertation mensuelle proposée par mon professeur. Le cerveau - cet ordinateur prodigieux, infatigable qui travaille jour et nuit et qui donc n'est jamais au repos - enregistrait inconsciemment cette manière de voir les choses et de les écrire, de les rendre. J'étais sauvé. Du moins, pour quelque temps...

Et le vocabulaire dans tout cela ?
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Première exigence : s'efforcer de toujours trouver le terme précis, exact, approprié. Jamais se contenter de l'à-peu-près dommageable, préjudiciable.

Rechercher le(s) synonyme(s) pour éviter les répétitions qui deviennent vite lassantes.

S'entourer d'ouvrages de référence comme LE PETIT ROBERT. Indispensable. Les dictionnaires analogiques vous seront aussi d'un grand secours.

Vous voilà paré(e) pour un départ qui, s'il est d'abord laborieux, n'en deviendra pas moins payant. Salutaire et grandement utile.Oui, votre travail le sera certainement. C'est en tout cas ce que je vous souhaite.

Conclusion

Si vous voulez parvenir à un bon résultat, vous devrez vous astreindre à produire des écrits irréprochables. Tant sur le fond (les idées) que sur la forme. Une nécessité. Surtout ceux destinés à des tiers. Vos lettres en particulier devront être soignées. Bref, une vigilance de tous les instants s'impose. Le succès est à ce prix.

Tâchez de repérer les moments où votre esprit est le plus productif, créatif.

Vingt fois sur le métier... par (la très regrettée) Sylvie Delmas*

Un texte, comme une voiture, présente deux composantes indissociables : le moteur (l'histoire et le style) et la carrosserie (la présentation, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe, la typo). Une Roll's avec un moteur de 2 CV ne décollera pas du trottoir. À l'inverse, quel gâchis de monter un moteur de Jaguar sur une vieille Fiat Panda ! Il en est de même d'un texte. L'histoire la plus passionnante étalant fautes d'orthographe et de temps, répétitions, typographie déplorable, ne sera jamais appréciée à sa juste valeur. Mais une histoire sans intérêt, même parfaitement écrite et présentée, restera une histoire sans intérêt... L'un ne va donc pas sans l'autre et les deux n'atteindront un état proche de la perfection qu'en évoluant progressivement, à force de polissage.

Un texte, quelle que soit sa destination, doit toujours faire l'objet d'un très sérieux travail de "post-écriture". En d'autres termes, après avoir écrit et corrigé grosso modo au fur et à mesure, lorsque l'auteur est satisfait de l'histoire et de son déroulement, de son style, il doit travailler la "carrosserie" et ne pas considérer son texte comme achevé avant une trentaine de relectures pour les nouvelles, une quinzaine pour les romans. Et pas question, durant cette phase, de le survoler rapidement, il doit le lire phrase par phrase, voire mot par mot, et corriger, corriger inlassablement : supprimer les verbes être, avoir, faire, dire, etc. et les remplacer par un équivalent précis (le français est si riche), traquer les répétitions (dictionnaire des synonymes !), éradiquer les fautes d'orthographe (les correcteurs des traitements de texte, s'ils ne sont pas parfaits, en suppriment quand même une bonne partie) et de grammaire (en particulier les accords sujet/verbe et la première personne du singulier au passé simple des verbes du premier groupe), prendre garde à la concordance des temps (attention aux changements de temps inopinés !), appliquer les règles de base de la typographie (pas d'espace avant les virgules ni les points, alinéas, tirets pour les dialogues, pas de doubles espaces, etc.). Et s'il ne sait pas trop quelle typo adopter pour une particularité de son texte ? Il lui suffit de prendre n'importe quel livre de sa bibliothèque (mais pas du genre "livre de poche") et de s'inspirer d'un cas similaire.

Il doit profiter de cette phase de multiples relectures pour affiner son style, mieux tourner une phrase, trouver un terme plus juste, accentuer un sentiment ou adoucir une scène, supprimer un détail lourd et inutile, ajouter une petite description, jouer avec les sonorités des mots... À chaque passage, le texte gagne en intérêt, en concision, en harmonie...

Enfin, l'auteur arrive au stade où il se dit que son texte est parfaitement peaufiné, qu'il ne peut plus rien améliorer. Mais si ! Qu'il le donne à lire à quelqu'un de son entourage, solide en français. Inimaginable tout ce qu'il va encore trouver ! Et c'est reparti pour quelques relectures...

Ce n'est qu'à ce prix que l'on peut présenter un texte abouti. Bien sûr, cela peut paraître fastidieux, mais ne vous plaignez pas : vous disposez de traitements de texte... Imaginez-vous effectuer ce travail à la plume... Penchez-vous sur les manuscrits des "grands" comme Hugo ou Zola, ou pire encore, Balzac. Leurs textes étaient travaillés à outrance, certains se sont même fâché avec leur éditeur à cause d'incessantes corrections de dernière minute. Visitez à ce sujet les expositions de la Bibliothèque nationale de France (adresse ci-dessous).

Un premier jet, rapidement relu deux ou trois fois, ne peut être un bon texte. Il ne le deviendra que si l'auteur s'en donne la peine...

Voilà, très condensé, pour ce qui concerne la "carrosserie". Dans le prochain numéro de ce journal, François-Xavier Cerniac parlera du "moteur" du texte.

* On lui doit entre autres : Créer son site web (MicroApplication), WORD 2003 les longs documents (eni éditions), Animez votre site - En quelques clics (MicroApplication), etc.

Des ouvrages clairs, précis, bien conçus, simples et complets.

La BNF : http://expositions.bnf.fr/hugo/arret/manuscrits.htm

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