Petite mise au point... bien nécessaire !

À intervalles réguliers, des personnes mal documentées (ça arrive), malveillantes et / ou malhonnêtes (ça arrive aussi - malheureusement) affirment d'un ton péremptoire que le roi Léopold II est l'instigateur des coupeurs de mains au début de la colonisation du Congo par la Belgique.

Dommage que la RTBF se livre de temps en temps à ce petit jeu-là. Vous avez dit désinformation ? Cela y ressemble en tout cas.

Que je sache, c'est l'islam qui a l'apanage de cette horreur sans nom. La sourate 5 v 38 relative à la main coupée du voleur ou de la voleuse en est un premier exemple. Nulle autre religion en effet n'oserait promulguer une telle barbarie. Et le verset de la lapidation ne vaut guère mieux.

Qui a dit que l'islam est LA religion de l'amour et de la paix ? Celui ou celle qui a proféré une telle ineptie devrait réviser son jugement. De préférence, de toute urgence.

Faut-il rappeler - une fois encore - que c'est la mise en place de l'État indépendant du Congo qui a permis d'évincer la traite négrière. Un marchand d'esclaves comme le tristement célèbre Tippo Tip ne vous dit-il rien ? Les Arabes vendaient les esclaves capturés. Surtout à Zanzibar.

Autre fait à signaler. Le lieutenant Joseph-François Lippens, qui est officier de l'armée belge, a participé à ce qu'on a appelé la lutte antiesclavagiste. Il est mort à Kasongo en décembre 1892 dans des circonstances tragiques. De même que son ami le sergent De Bruyne. Leurs mains ont été coupées. Par qui croyez-vous ? À Blankenberghe, un monument érigé au bord de la mer commémore le martyre de ces deux courageux.

Un fait linguistique. Le swahili (souahéli) est une langue bantoue (parlée notamment au Congo) écrite en caractères arabes depuis le XVIe siècle. Elle confirme la présence des musulmans dans la région. Ce sont les missionnaires occidentaux qui ont réalisé (traduit) les premiers ouvrages en (ki)swahili en alphabet latin.

Et de nos jours, qu'en est-il de cet esclavagisme musulman - islamiste diront certains ? La vidéo de Simon Deng, un ancien esclave soudanais, enlevé par ruse dans son village natal, est éloquente. Elle décrit l'esclavage moderne. Une horreur. Le discours de cet homme courageux a été prononcé à la conférence "Durban III" à New York le 22 septembre 2011. Un fait exceptionnel.

Et que dire de la Mauritanie qui a arrêté le militant antiesclavagiste Biram Dah Abeid le 7 août 2018 et l'a emprisonné le lundi 13.

Nous pourrions parler aussi de l'Iran, un autre pays où il fait bon vivre...

Mais arrêtons là.

Je vous recommande chaleureusement : "Il était une foi, l'islam", ouvrage de Majid Oukacha.

Le scandale.

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