Cher Correspondant,
Chère Correspondante,

Donnez à votre (petit-)enfant les atouts majeurs pour que son avenir soit radieux.

Savoir lire : une exigence qui se vérifie plusieurs fois par jour.Que ce soit à la maison (pour une recette ou le journal ou tout autre écrit : la publicité par exemple) ou au travail (ordre de service) ou même au chômage (les différents formulaires à remplir), on ose à peine imaginer ce que la vie serait sans cette façon d'appréhender ce qui nous entoure. Un manque immense. Une perte irréparable. Des occasions de s'épanouir ratées à tout jamais. Un malaise permanent. Un sentiment d'infériorité constant. Envahissant. Paralysant. Un avenir bouché. Ou à tout le moins fortement compromis. Bref, l'échec total. Avec toutes ses conséquences fâcheuses, matérielles et intellectuelles. Pour tout dire : le néant. Le vide total.

Il faut savoir le reconnaître : la Communauté francophone de Belgique fournit un contingent trop élevé d'illettrés. 500 000 est souvent le chiffre avancé. Sur une population de 4 000 000 habitants. Effrayant. Aux conséquences désastreuses : chômage, insatisfaction personnelle, avenir (irrémédiablement) bouché. Plus grave encore : ce manque de jeunes qualifiés retarde le développement économique d'une région. Bref, la cata tant individuelle que collective.

Ce désastre (irréparable ?) est dû en grande partie aux errements, fantaisies et élucubrations pédagogiques de nos grands penseurs en chambre. Qui imposent leurs vues - leurs ukases - aux praticiens désemparés. Gauchisme et égalitarisme à tout crin : un couple hélas ! inséparable. Infernal, diront certains. Responsable de ce gâchis. Tout le contraire en somme d'une saine démocratie. Car l'élément affamé de savoir reste sur sa faim. Pour lui, rien que des miettes.
Pendant ce temps-là, la Flandre engrange les dividendes d'une sage gestion de son enseignement.

À lire de toute urgence - toute(s) affaire(s) cessante(s) : Les neurones de la lecture par Stanislas DEHAENE,
éd. Odile Jacob
, 29 EUR.
L'auteur est professeur au Collège de France, titulaire de psychologie cognitive expérimentale et membre de l'Académie des sciences. Excusez du peu !
Vous y apprendrez que la perception globale du mot est une vue de l'esprit de nos estimés pédagogues en chambre. Quel camouflet pour ces prétendus spécialistes qui veulent le plus grand bien à nos enfants...

Heureusement, cette situation n'est pas inéluctable. Car apprendre à lire, aujourd'hui, c'est presque un jeu d'enfant. Avec la méthode proposée ici en tout cas. Jugez plutôt. Tout est balisé, réglé comme du papier à musique : le manuel à vous procurer, ainsi que le livret d'explication. Impossible de rater dans ces conditions. Ou alors, il faut le faire exprès. Les progrès seront vite là. Et réels. Dès le début. La réussite poindra vite. Et l'envie de continuer, de poursuivre, d'aller de découverte en découverte aussi. Alors, à vous les lauriers.

Ne ratez donc pas cette chance qui s'offre à vous, chez vous, aujourd'hui. Elle ne se représentera pas. À ne pas manquer. Sous aucun prétexte. Pour que vous n'ayez pas à le regretter et disiez : "Ah ! si j'avais su !"

Car - chose assez rare - un instituteur et une institutrice à la retraite ont mis leur expérience en commun pour élaborer à l'intention des parents trop souvent déboussolés hélas ! des manuels éminemment pratiques. Qui feront d'eux des experts en la matière en peu de temps. Tout y est expliqué en effet : la matière à enseigner mais surtout la bonne manière de la faire assimiler par leur(s) protégé(s).

Commandez donc vite le fascicule intitulé Lecture-écriture en 1re année. Un guide indispensable pour réussir vraiment l'apprentissage de la lecture. Source de satisfaction et de plaisir.

À votre enfant, donnez tous les atouts pour que sa vie soit le mieux réussie possible. Car savoir lire, c'est comme posséder une des clefs qui conduit à une vie épanouie. Heureuse. Ne l'oubliez pas. Pour qu'un jour, il vous en remercie. Ce sera alors votre plus beau cadeau.

Bien à vous,

Cl. Thomas.

P.-S.   Dans un guide clair, facile d'emploi, vous trouverez toutes les informations utiles pour mener à bien le long et patient apprentissage de la lecture à son terme. Tous les ingrédients sont là. Bien là. La formule magique en quelque sorte.

Ne l'oubliez pas : SAVOIR LIRE COURAMMENT conditionne toute une vie.

Un conseil judicieux. Assurez-vous toujours que votre enfant saisisse le sens de ce qu'il/qu'elle vient de lire. Soit il/elle restitue la phrase mot à mot, soit il/elle la reformule avec ses propres termes. C'est essentiel. Car LIRE, c'est aussi COMPRENDRE*. Ne l'oubliez jamais. D'ailleurs, si on lit, c'est toujours pour comprendre un message. Quel qu'il soit.

* Je ne résiste pas à l'envie de vous citer une phrase importante du rapport de l'Inspection générale (française) sur "L'apprentissage de la lecture à l'école primaire" (janvier 1995) - en page 31 : "Quel que soit le groupe auquel elles appartiennent, les classes qui obtiennent les meilleurs résultats se caractérisent par le souci constant, chez leurs maîtres, de conduire un enseignement menant de front apprentissage du code graphophonologique (correspondance entre lettres et sons) et accès au sens".

Afin que vous puissiez juger du sérieux de notre démarche, vous trouverez ci-dessous le début de l'introduction de l'ouvrage.

Avant d'entamer une 1re année, il faut absolument être sûr que l'enfant en ait les possibilités, la maturité (qui se situe très souvent entre 5 et 7 ans). Il peut être mûr pour entamer l'apprentissage de la lecture mais pas celui du calcul ou de l'écriture. Ou vice versa.
Pour être tranquillisé et averti sur son développement, on peut avoir recours à toute une batterie de tests.
Il faut aussi veiller à ce qu'il soit bien équipé sensoriellement, c'est-à-dire vérifier :
o s'il prononce bien (impossible d'apprendre à lire si les lettres ou les sons ne peuvent être prononcés. Il faut donc absolument faire corriger les défauts de prononciation au plus tôt dès la 3e maternelle ou avant). Cette mauvaise prononciation peut être due à une audition défaillante. Donc vérifier :
o s'il entend bien (tests audiométriques)
o s'il voit bien (visite chez un oculiste).

Pour aborder la lecture, le test de pré-lecture de Borel-Maisonny est révélateur.
Parallèlement à l'apprentissage de la lecture, il y a l'écriture qui, elle, requiert une maturité motrice.
Normalement, en maternelle, l'enfant apprend à écrire son prénom en écriture cursive (= non-imprimé) et surtout à tenir correctement son outil (le crayon).
Essayez de lui apprendre à écrire son prénom en cursive en respectant la majuscule. Si le résultat n'est guère satisfaisant, n'insistez pas. Cela s'améliorera vite au fur et à mesure de l'apprentissage de l'écriture des différentes lettres. Néanmoins, il faut que son prénom soit lisible car dès le premier jour de classe, il devra être capable d'identifier ses différentes feuilles de travail.
Il est capital de tenir correctement son crayon. (Il existe pour ce faire des petits modules qui s'enfilent sur le crayon. C'est une création américaine qu'on peut trouver dans des magasins spécialisés.)
Un enfant qui apprend un sport ou un instrument de musique devra d'abord apprendre à tenir et manipuler l'outil avant de jouer. De même avec les couverts à table. Tenir correctement l'outil s'apprend au plus tôt.

Il existe mille et une méthodes d'apprentissage de la lecture. J'en ai vu enseigner de toutes sortes. J'en ai personnellement expérimenté plusieurs jusqu'au jour où je suis tombée sur le livre de Clotilde Silvestre de Sacy qui s'est inspirée de la méthode phonétique et gestuelle créée par Suzanne Borel-Maisonny. (Bien lire et aimer lire - tome 1 - ESF éditeur - Paris.)

Il s'agit d'une méthode phonétique et gestuelle principalement utilisée en rééducation. C'est la seule méthode qui me permettait de faire lire toute une classe de trente enfants au bout d'une année scolaire sans aucun échec. Tous les élèves lisaient et comprenaient ce qu'ils lisaient, ce qui est évidemment essentiel. Car lire et ne pas pouvoir raconter ce qu'on vient de déchiffrer n'est pas lire.
De plus, cette méthode aide à acquérir un minimum d'orthographe. Elle est une prévention contre les troubles cités plus haut et une correction des déformations dyslexiques. Autant dire que je n'ai plus rien utilisé d'autre dans ma classe et ensuite dans ma fonction de maîtresse d'adaptation.

Le saviez-vous : Lire et élite appartiennent à la même famille étymologique. Tout un programme...

Cécile GODDARD,
institutrice spécialisée.

Réflexions pédagogiques.

Et la dyslexie, dans tout ça ?

Illettrisme et échec scolaire.

Ma production.

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