Madame Michèle Lenoble-Pinson en est l'heureuse - et courageuse - présidente.
Soit dit en passant, elle est aussi (depuis juin 2018) vice-présidente
du CILF ou Conseil international de la langue française. Cet organisme
prestigieux siège à Paris.
Comme quoi, le travail, le sérieux (je n'insisterai jamais assez sur
ce mot) et la (grande) compétence se remarquent toujours. Longue vie
à notre lauréate !
Championnats d’orthographe de Belgique
Samedi 20 novembre 2021, à 11 heures
à l’Université Saint-Louis, 43, boulevard du Jardin botanique,
à 1000 Bruxelles, salles 3, 4, 5
Inscriptions sur le site www.championnats-orthographe.be à partir de la mi-septembre Renseignements chez Liliane De Groote. Tél. : 010 / 88 12 98
Prix offerts aux lauréats : la Carte de lauréat
des Championnats d’orthographe,
très appréciée sur le marché de l’emploi,
et des chèques-cadeaux
Les dictées sont extraites de textes d’auteurs belges contemporains.
L’anonymat des copies est garanti.
Seuls les candidats ayant réalisé un sans-faute seront proclamés
lauréats.
De 15 à 20 % le sont généralement.
Trois catégories :
- cadets : de 12 à 14 ans inclus ;
- juniors : de 15 à 18 ans inclus ;
- adultes : à partir de 19 ans.
Tous les passionnés d’orthographe sont les bienvenus, quelle
que soit leur nationalité.
Pour se préparer :
Écrire sans faute.
33 dictées commentées des Championnats d’orthographe
par Michèle Lenoble-Pinson
De Boeck Supérieur, 3e édition, 2017, 207 pages
avec textes audio téléchargeables.
Une pure merveille. Et le mot n'est pas exagéré. Je connais l'auteure. Son sérieux n'est plus à prouver. Sa notoriété non plus.
Bonne chance !
Édition 2018
Les noms des (heureux) lauréats figurent sur le site ci-dessous.
Pour plus d'information : www.championnats-orthographe.be.
Michèle LENOBLE-PINSON, présidente
Pour écrire à
la Présidente
Tél. : 02 346 44 71 ; depuis l'étranger : 00 32 2 346 44 71
Liliane DE GROOTE, secrétaire
Tél. : 010 / 88 12 98
Motion du Conseil international de la
langue française
Constatant la dérive qui conduit à une imposition idéologique
voire dictatoriale, le Conseil international de la langue française (CILF)
donne un avis sur ce qui est communément appelé, à tort,
« écriture » inclusive.
En effet, il n’est pas question d’une écriture, c’est-à-dire
d’une « manière de s’exprimer par écrit ».
La langue française n’est pas sexiste. Le genre des noms de personnes
n’est pas sexuel, mais grammatical (une vedette peut se dire d’un
homme, un génie peut se dire d’une femme). De plus, actuellement,
la question lexicale de la féminisation des noms de métier, fonction,
grade ou titre, est largement résolue. La plupart de ces noms disposent
d’une ou de plusieurs formes féminines attestées dans l’usage
commun, avec des variantes locales propres aux francophones selon leur pays
de résidence.
S’il n’est pas question d’une « écriture »
inclusive, il ne s’agit pas vraiment non plus d’une « orthographe
» inclusive. Le vocable « orthographe » désigne la
« manière correcte d’écrire un mot ». Les graphies
correctes des noms de métier, fonction, grade ou titre sont établies
et enregistrées. L’écriture appelée improprement
inclusive ne les modifie pas.
De quoi est-il question finalement ? La façon nouvelle d’écrire
les noms de métier, fonction, grade ou titre ainsi que les mots qui les
accompagnent dans la phrase, comme les déterminants, les adjectifs et
les participes passés, au moyen d’un point appelé «
point médian », « point central » ou « point
milieu », relève en fait de la typographie. Ce n’est pas
une question d’écriture ni d’orthographe, c’est une
question de typographie.
Dès lors, selon les ouvrages de référence en la matière,
il est conseillé de limiter autant que possible les abréviations.
Dans le cas de la féminisation, le point médian doit être
rejeté, comme les parenthèses. Dans la langue orale, il crée
des segments inexistants en français et rend les formes imprononçables.
Dans la langue écrite, il conduit à des amalgames (iels) qui gênent
le lecteur et nuisent à la lecture linéaire essentielle à
la compréhension d’un texte. Fondamentalement, ce n’est pas
le point médian qui aidera à lutter contre les graves discriminations
sexistes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de disparités
salariales ou de phénomènes de harcèlement.
C’est pourquoi, les membres du Conseil international de la langue française
se prononcent clairement contre l’usage de formes françaises contenant
le signe typographique appelé point médian. Ils appuient fermement
la prise de position de l’Académie française et de l’Académie
royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Hubert JOLY
Président du CILF
Michèle LENOBLE-PINSON
Vice-présidente
Paris, le 11 juillet 2021.