Pour ceux et celles qui croient.

"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre." Blaise Pascal, "Pensées"
Tout un programme...

Je serai bref, mais sans doute convaincant.

L'épisode du massacre des Innocents attribué dans les Évangiles (Évangile de Matthieu) à Hérode I er le Grand m'a toujours poursuivi pendant de longues années. Pour rappel, il s'agit du meurtre des enfants de moins de deux ans ordonné par ce roi des Juifs parce qu'il craignait d'être dépossédé de son pouvoir.

Ce qui me turlupinait, c'est le fait que Jésus avait pu échapper à ce massacre parce qu'il était bien né. Un protégé en somme. Bref, j'étais déçu - très déçu même pour ne pas dire plus - de cette attitude de mon Dieu si bon, si juste, si miséricordieux.

Puis, un jour, j'ai lu un livre - mais n'est-ce seulement qu'un livre ? - intitulé "La naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ" par la visionnaire, la mystique Anne-Catherine Emmerick chez l'éditeur Pierre TÉQUI. Et là, j'ai eu tous mes apaisements en lisant cette phrase révélatrice :"À la mort de Jésus, la fosse où tous ces enfants avaient été entassés s'ouvrit, et je vis leurs âmes en sortir".

Il fallait donc que Jésus meure pour nous sauver tous. Et son sacrifice était, de ce point de vue, nécessaire à notre salut, à notre rédemption. Et donc aussi à ces petits malheureux.

Voilà, in fine, pourquoi il ne pouvait pas mourir comme eux. Bien que la moindre de ses souffrances avait, par sa nature divine, valeur infinie.

Le christianisme n'est pas la religion du péché, mais de la grâce. Elle n'est pas la religion de la vengeance, mais du pardon. Elle n'est pas la religion de la puissance, mais de l'amour tout-puissant. Elle n'est pas la religion de la mort, mais de la vie.

Il y a le droit au travail et au logement. Mais pas le droit de naître. Le droit à l'avortement, oui. Pour certain(e)s, c'est une avancée. J'ajouterai : dans la barbarie. Soyons au moins cohérents. Si nos parents avaient agi de la sorte, nous ne serions pas là (pour en parler notamment). Car il est toujours très facile de décider pour les autres.
Il y a des lois très contraignantes sur le bien-être animal. Mais rien sur celui du petit à naître. Vous trouvez ça logique ? Curieusement, personne ne parle de discrimination. Un mot pourtant très à la mode. Bizarre. Quel carnage ! Qui rappelle atrocement le massacre des Innocents, des saints Innocents. Quelle honte !
Et Katharine HEPBURN d'ajouter : "Je ne perds jamais de vue que le seul fait d'exister est une chance."
Dans une société en (totale) déchéance, l'anormalité sert trop souvent hélas ! de référence.
Certains feraient bien de (re)lire les "Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence", ouvrage de Montesquieu.

Le sida est l'une des conséquences d'une vie très souvent débridée. Cette maladie décime des populations entières. Sans réel remède vraiment efficace. C'est ce qui se passe - malheureusement - quand dame Nature se venge. Quoi qu'on dise, je crains fort que ce ne soit une maladie incurable.

Pour terminer en beauté, sur une note plus réjouissante, je vous invite à visualiser la très belle vidéo intitulée : The most beautiful "Ave Maria" I've ever heard sur Yoube.

Pour ceux et celles qui ne croient pas.

Je serai bref, mais sans doute convaincant.

Préambule. Point de départ (préalable) à toute réflexion métaphysique.

Nous sommes ÉNERGIE. Et j'ajouterai : PENSANTE. Or, le propre de toute énergie est de se transformer. Pas de disparaître. À partir de là, toute interprétation est possible. Suivant de degré de croyance de chacun.

La "mort" n'est que le passage à un autre état. Une (re)naissance si vous préférez. Une métamorphose. Qui rappelle celle de la chenille qui devient papillon. En réalité, on ne meurt pas. On change d'état. J'ai coutume de dire qu'on change de paysage...

1. On entend souvent dire par les non-croyants (et même par certains croyants peu convaincus) : "Si Dieu existait, il ne permettrait pas tout ce mal que nous connaissons : les guerres notamment, mais aussi tous ces malheurs que subissent et endurent les enfants atteints du sida et mourant faute de soins et de nourriture".

Imaginons un instant que vous soyez le père (ou la mère) de deux enfants que tout oppose : l'un plus que brillant dans tous les domaines (études, conduite, etc.) ; l'autre, par contre, le mauvais en tout (drogue, conduite déplorable, études nulles, etc.). Que pouvez-vous faire ? Pas grand-chose en somme. Sinon, de les aimer davantage. Car vos deux enfants sont des êtres LIBRES. Dieu est dans la même situation que vous.

2. Autre réflexion souvent entendue, elle aussi : "Dieu n'existe pas : on ne l'a jamais vu".

Avez-vous déjà vu le vent ? Non, bien sûr. Et pourtant, personne ne songerait un seul instant à nier son existence. Ce que vous pouvez voir, par contre, ce sont les EFFETS du vent (des feuilles qui tremblent par exemple).

De même : avez-vous déjà vu la gentillesse ? la bonté ? la méchanceté ? Alors, pourquoi ce qui est vrai pour le vent - et d'autres concepts abstraits - ne vaudrait-il pas pour Dieu ?

3. Comment se faire une idée de l'éternité qui nous attend tous ?

Imaginons que vous assistiez en spectateur à une manifestation pacifique, silencieuse. Pour vous, il y aura un présent, un passé et un futur. La tête du cortège représente en effet tel moment ; le milieu, un autre moment ; la fin, un autre moment encore.

Imaginons maintenant que vous assistiez à cette même manifestation, mais en la survolant en hélicoptère. Les choses seront toutes différentes pour vous. Car vous embrasserez d'un seul coup d'œil la totalité de la manifestation. Plus de présent, ni de passé, ni de futur au sens où nous l'entendions lorsque vous étiez un spectateur "terrestre". Ici, vous êtes un spectateur "aérien". Ça change tout pour vous. Et pourtant, la manifestation n'a pas changé pour autant dans sa structure notamment.

Pour Dieu aussi, tout est présent.

4. Le fait suivant est pour le moins troublant. L'âne gris méditerranéen est pourvu d'une croix sur le dos. Interpellant quand on pense que c'est cette espèce-là précisément qui a porté la Vierge et son enfant lors de la fuite en Égypte par exemple. Simple coïncidence diront peut-être certains. Sans doute...

5. Je terminerai par une pensée du grand Jean d'Ormesson :"Il y a quelque chose de plus fort que la mort : c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants". Que dire de plus ?

Encore ceci. L'aveugle, le musicien, le mystique, qu'ont-ils en commun ? Une sensibilité que le commun des mortels ne connaît malheureusement pas. Ils vivent en quelque sorte dans un monde à eux, qui leur est particulier, propre. Autre caractéristique de ce monde : il est difficilement communicable, définissable. Oui, il y a des réalités qui nous dépassent. Mais elles sont là. Et bien là.

Et les expériences de mort imminente (EMI) ? Elles laissent pour le moins perplexes. Car l'on sait maintenant - c'est scientifiquement prouvé - que les médicaments ne jouent aucun rôle. Même les athées en sortent bouleversés. Alors ?

Je salue ici tout le mérite du neurologue mondialement connu, le Pr Dr Steven Laureys, par ailleurs directeur au F.N.R.S., pour ses travaux sur les états altérés de conscience, par exemple chez les personnes ayant vécu une expérience de mort imminente. Le prix Francqui 2017 lui a été attribué.

Pour les sceptiques. Avoir la foi, c'est une chance. Une bénédiction, devrais-je dire. Si vous êtes dans le doute, je vous recommande très chaleureusement le livre-événement du père François BRUNE "Les morts nous parlent". Des faits. Rien que des faits. Précis et solidement documentés. Pas de dogme donc. Que demander de plus ? Personnellement, je ne m'attendais pas à tant de certitude fondée sur tant de preuves. Surtout dans un domaine qui confine à la méfiance. Du moins à l'incrédulité. Croyez-moi : vous n'en sortirez pas indemnes. Je vous l'assure. Oui, votre vie pourrait changer. Fondamentalement. Pour votre plus grand bien. En tout cas, c'est ce que je vous souhaite de tout cœur.

Il se fait que je connais une personne qui a vécu une EMI. Deux constatations.
1° Cette personne s'est détachée de tout. Sa vie a complètement changé. Elle vit plus que très simplement. Pour tout dire : elle vit dans un autre monde, semble-t-il. Et très heureuse, faut-il le souligner.
2° Ce qu'elle m'a relaté de son séjour dans l'au-delà correspond exactement au contenu de l'ouvrage précité.

Le mot de la fin : Faut-il maudire Dieu pour ce qu'Il nous a enlevé ou Le bénir pour ce qu'Il nous a laissé ?

Le scandale

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